P’tite vite de la semaine: direction la Touraine

Tout juste arrivée sur les tablettes, voici une bouteille qui vient mettre un peu plus de soleil à un été qui semble avoir besoin d’un petit coup de main.

Élaborée à partir de Gamay, cette cuvée dégage au nez de francs arômes de violette et de poivre blanc. La texture est soyeuse, le vin éclatant de fraîcheur.  Les framboises et les fraises gorgées de soleil explosent littéralement en bouche portées par des tanins d’une grande délicatesse.

Charcuteries, fromages, maïs grillé… Un conseil: achetez-en quelques bouteilles, une seule ne suffira clairement pas. Une véritable petite bombe.

Bonne soif!

France, touraine Gamay 2013, Le Bois Jacou, Domaine Mérieau
(SAQ 12572858 - 19,20$)

P’tite vite de la semaine portugaise

Le Douro 2009 de Quinta Sino da Romaneira m’avait déjà séduit l’an dernier par sa bouche d’une impressionnante élégance.

Le millésime 2010 récidive. Profond et nourri, cet assemblage de cépages autochtones m’impressionne encore une fois par la délicatesse et le soyeux de ses tanins en bouche. Servi  légèrement rafraîchi, le volume qui s’impose très vite en bouche laisse place à une acidité et un caractère épicé qui tient les sens en éveil. Au final, c’est le fruit qui gagne, laissant une belle impression de mûre et de cerise en bouche dans un ensemble lisse qui invite à une seconde gorgée.

Un incontournable vin portugais que vous prendrez plaisir à ouvrir pour accompagner une bonne grillade d’agneau et une salade de betteraves.

Portugal, Douro 2010, Quinta da Romaneira (SAQ 12291319 - 20,00$)
Échantillon fourni par LBV International

 

 

J’ai trempé mes lèvres dans la beauté de l’Âme

Certains vins nous transportent dans un univers où l’émotion prend le dessus sur la raison. Chez Grange of Prince Edward County, au creux de deux générations portées par la recherche du sens et le respect de la terre, l’émotion est bouleversante, soutenue par l’Âme.

Ce drôle de personnage n’a eu qu’à poser sa main réconfortante sur les éléments qui l’entourent pour faire en sorte que les lieux se métamorphosent en un claquement de doigts.

Elle a su toucher une allée de grands érables qui accueillent chaleureusement les visiteurs, les guidant vers une maison ancestrale dans un sentiment de bien-être immédiat. Elle s’est aussi faufilée dans les parcelles de vignes aux racines ancrées  dans un chemin caillouteux. Enfin, elle s’est arrêtée sur Maggie,  cette jeune vigneronne afin de lui transmettre ses plus belles valeurs. Un temps effrayée par un avenir dessiné d’avance, Maggie a d’abord fui le domaine familial avant de s’apercevoir que la paix et la sérénité n’avaient pas leur pareil ailleurs. Le retour fut d’un réconfort émouvant et sa présence dans le vignoble prend dorénavant tout son sens.

IMG_1700Aujourd’hui, c’est dans les vins que Maggie élabore avec sa mère que vous retrouverez l’Âme. Elle se glissera sur vos lèvres, telle une grande vague de bonheur.

Surveillez les prochains arrivages, l’Âme s’installera au Québec dès le mois d’octobre, je suis certain que vous en prendrez un peu.

Kler-Yann Bouteiller

(collaboration: Alexandrine Warren et Gabrielle Arseneault)
Crédits photos: Andrew Shaughnessy

P’tite vite de la semaine: accueillir l’été à grands coups de Pinot!

Parce que l’été est à nos portes, voici un vin qui saura l’accueillir comme il se doit.

 

10521029_isAvec un nom pareil, « la Framboisière» évoque la gourmandise. Mais ne pensez pas que cette cuvée bourguignone se contente de si peu. Elle porte en elle un caractère animal, presque sauvage que je retrouve souvent quand je déguste cette appellation du sud de la Bourgogne. Mercurey est à mon sens une belle rencontre entre l’élégance des vins de la côte de Beaune et le caractère plus racé des crus du nord de la côte de Nuits.

Si vous ne connaissez pas cette appellation nichée au coeur de la côte Chalonnaise, le Domaine Faiveley vous fera découvrir un grand classique de la maison, qui, année après année, fait partie des incontournables du domaine.

00147959_isSi vous souhaitez pousser l’expérience Mercurey un peu plus loin, n’hésitez pas à vous procurer la cuvée du Clos des Myglands, monopole de la famille qui a su me séduire lors d’une récente dégustation. Le millésime 2012 s’exprime dans une dimension florale incroyable rappelant la violette, le tout relevé d’une délicate touche épicée qui tend sur des notes de poivre rose. Il y a une profondeur supplémentaire sur ce premier cru de l’appellation qui fait en sorte que le vin s’étire en longueur et laisse derrière lui une agréable sensation de plénitude.

Mercurey la framboisière 2010, Domaine Faiveley 
(SAQ 10521029 - 33.00$)
France, Mercurey 1er Cru Clos des Myglands 2012, Domaine Faiveley
(SAQ 00147959 - 40,00$)

P’tite vite de la semaine japonaise

Au premier coup d’oeil, le monde du saké peut paraître bien obscur. Mais si l’on s’y arrête, il y a de formidables découvertes à faire. Pour une approche 101 de ce breuvage japonais, je vous invite à consulter le magazine Exquis du printemps 2015 (numéro 13) dans lequel je fais un tour d’horizon de cet alcool de riz. Vous pouvez également vous rendre sur le www.masumi.co.jp afin d’approfondir vos connaissances sur le sujet et par la même occasion, pratiquer votre japonais.

En attendant, voici deux produits qui m’on récemment flatté le palais et pour lesquels j’ai eu un petit coup de coeur lors d’une dégustation comparative:

Junmai Shu, Okuden Kanzukuri, Masumi (SAQ 1665884 - 13,30$ (300ml) )
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D’une grande délicatesse, ce produit floral et aérien m’apparaît comme le saké d’été par excellence. Un filet de poisson blanc, une bonne huile d’olive, quelques zestes d’agrumes et une pincée de fleur de sel saura magnifier la délicatesse de ce saké. Pensez à un carpaccio de pétoncle, des sashimis ou plus simplement à une salade de fruits de saison.

 

 

Junmai Genshu, Izumi (SAQ 11948665 - 15,35$ (300ml) )
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Vous aurez affaire ici à un produit plus puissant. Sa trame épicée, son caractère plus rustique et sa texture savoureuse en bouche en font le candidat idéal des viandes grillées. Comme quoi il y a bien d’autres avenues à explorer que le sushis. À essayer notamment sur un burger maison, dans lequel vous glisserez quelques lamelles d’un vieux cheddar.

 

 

Pour bien déguster ces produits, vous avez le choix du verre:

Le  Oshoko est le verre traditionnel à saké. Il est disponible en céramique ou en vitre.

Toutefois, si vous cherchez plus de potentiel aromatique, sachez que la compagnie Riedel offre un verre spécifique à cet effet, le Riedel Daijingo.

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Les puristes opteront pour le Masu, une boîte en bois, davantage pour la tradition que pour le plaisir aromatique.

 

Enfin, si vous êtes conquis par cette boisson de riz, notez qu’il existe à Québec le club des amateurs de saké:

www.sakeochoko.blogspot.ca

Facebook: Ochoko le club des amateurs de saké de Québec

Bonne découverte!

De la Toscane à Montréal. Rencontre avec Luce della Vite

Suite à une belle rencontre avec Lamberto Frescobaldi de la maison éponyme, permettez moi de vous parler un peu de ce grand domaine toscan et d’un vin en particulier: le Luce.

30e génération de vigneron, Lamberto est l’homme qui a su concrétiser le rêve de son père Vittorio. L’homme s’était mis en tête de créer un vin avec l’icône du vin californien de l’époque, Robert Mondavi. En 1993 naissait donc Luce, un partenariat entre deux grands noms du vin.

Parmi les phrases marquantes de Lamberto, j’ai retenu celle-ci: « Il ne faut pas avoir peur du lendemain ». Une phrase qui sonne bien à mes oreilles et encore mieux dans cette Italie aux vieilles traditions viti-vinicoles.

Luce: des vignes bercées de lumière pour un vin rayonnant. 

La première cuvée a vu le jour en 1993. Si cette dernière s’avère aujourd’hui un peu fanée, ce n’est pas le cas du 1994, qui surprend pas sa rondeur et son ossature encore solide.

En 1995, un vaste programme de replantation débute au domaine afin d’augmenter les densités du vignoble. Nul besoin de se le cacher, en Toscane il y a le vin d’avant les années 1990, souvent âpre et dilué (pensez au Chianti et ses bouteilles de paille) et les cuvées d’’aujourd’hui qui se placent parmi les meilleurs vins du monde. Au milieu des années 90 donc, c’est tout un changement que la famille Frescobaldi opère. Dorénavant, les vignes seront plantées plus serrées, offrant des concentrations plus élevées et de bien meilleurs vins au bout de la ligne.

10906249_814874525268981_5777498442697638980_nVino da Tavola fut, IGT  devint, Luce demeurra…

Cette maxime déformée et empruntée au 1er Grand Cru classé de Pauillac s’adapte bien à Luce. Pour ses deux premiers millésimes, Luce n’était qu’un simple vin de table. Ce n’est qu’en 1995 que la cuvée toscane accède à la catégorie des IGT, dans la lignée d’autres super-toscans.

Aujourd’hui, comme au premier jour, la recette n’a pas changé mais s’ajuste au fil des conditions climatiques. Merlot et Sangiovese s’assemblent dans des proportions quasi égales.

Toutefois, dans les années plus fraîches et plus humides, le Merlot donne de meilleurs résultats que son homologue local, préférant les sols froids et humides qui calment ses ardeurs. Le pourcentage varie. C’est le cas des millésimes 1994, 1996, 1999, 2002, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009 pour lesquels la proportion de Merlot est sensiblement plus élevée qu’à l’habitude. Il en résulte de très bons vins dans la plupart des cas. De cette succession de millésimes, mon coup de coeur va sans contredit au millésime 1999. Un vin complexe, plein de matière et incroyablement fougueux que l’on devra attendre encore quelques années.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même

En 2004, suite au rachat de Robert Mondavi par le groupe Constellation, la Famille Frescobaldi décide de faire carrière en solo. le joint-venture s’éteint après 10 ans de collaboration. Luce sera dorénavant une signature 100% toscane, offrant au consommateur le meilleur des vignes de la famille dans un esprit constant de qualité.

À l’achat

Sur les tablettes de la SAQ, vous pourrez vous procurer le millésime 2012, un vin d’une insolente jeunesse, porté par une puissance remarquable et offrant des notes de cerises, une agréable fraîcheur et des tanins fins d’une grande amplitude. Vous le garderez pour les 10 prochaines années certainement.

Italie, IGT Toscane, Luce 2012, Luce della Vite (SAQ 12547450 - 114,25$)

P’tite vite de la semaine rosée

Comme la plupart d’entre nous n’attendrons pas le 21 juin, date du début de l’été, pour sortir le rosé, cette suggestion hebdomadaire sera l’occasion de célébrer l’arrivée de nombreuses cuvées sur les tablettes en prévision des chaudes journées estivales.

La cuvée ButiNages offre une robe délicate, issue d’un lent pressurage qui lui apporte une superbe couleur saumonée. À l’oeil, j’ai déjà envie de passer à table. En bouche, on sent la générosité de la Grenache, gourmande et voluptueuse. Si le vin est ample, la finale est élancée, sur des notes de framboises, de fleurs et d’épices. Un vin qui offre bien des possibilités à table: filet de porc grillé et sauce aux framboises, salade de crevettes grillées, paprika et chorizo, tomates provençales…

Bravo à Jean-Michel Gassier, maître d’oeuvre de plusieurs cuvées rhodaniennes qui signe sur ce nouveau millésime 2014 une réussite assurée auprès du consommateur.

France, Costières-de-Nîmes rosé 2014, ButiNages, Michel Gassier
(SAQ 427625 - 15,75$)

Échantillon fourni par LCC vins et spiritueux.

P’tite vite de la semaine

J’ai récemment assisté à une dégustation des produits de la maison Luce Della Vite, propriété de la famille Frescobaldi. 20 millésimes de la cuvée Luce y étaient alors présentés. Je vous reparlerai bientôt de cette dégustation dans un billet plus long.

Suite à la dégustation, c’est autour d’une bouteille de Lucente que nous avons mangé quelques bouchées.

Belle surprise que cette cuvée issue des mêmes vignobles dont proviennent les raisins qui servent à élaborer le Luce. Mais ici, le Merlot prend plus de place. Il compte pour 75% de l’assemblage alors que le Luce est un assemblage de Sangiovese et de Merlot quasiment à part égale dans la plupart des millésimes

J’ai pris plaisir à déguster ce Lucente à la robe brillante et au nez expressif de fruits rouges et d’épices rappelant les fines herbes de Provence. Le boisé est présent mais ne cache pas l’expressivité du fruit. En bouche, le vin offre une bonne soif, un profil juteux et des tanins plus sages que la grande cuvée du domaine.

Lucente s’inscrit dans un ensemble sérieux, à l’image du domaine, tout en offrant au consommateur une accessibilité immédiate. Vous prendrez plaisir à le déguster aux alentours de 17 degrés, sur des côtelettes d’agneaux marinées au thym ou un burger généreux.

Italie, IGT Toscane, Lucente 2012, Luce Della Vite (SAQ 860627 - 34,75$)

P’tite vite de la semaine, très propre…

C’est aujourd’hui que j’ai officiellement lancé ma saison du barbecue. Parmi les classiques culinaires, je m’ennuyais grandement de la bavette de boeuf marinée au café. J’ai donc comblé ce manque ce midi. Pour l’accompagner, rien de mieux que le Proper Claret, du célèbre et non conventionnel vigneron américain Randall Grahm.

Avec sa robe violacée, le vin présente un nez ouvert de cuir, de cassis, de mûre et de fleurs mauves. La bouche est aérienne, dotée d’une superbe acidité, d’un alcool sage et de tanins qui s’installent tranquillement dans le palais sans aucune agressivité. Une cuvée qui a de la superbe, sans se prendre pour une autre. Nul doute que l’on en ouvrira d’autres cet été. C’est festif, concentré et très digeste à la fois. Petite bombe!

États-Unis, Monterrey, A Proper Claret 2012, Bonny Doon Vineyard
(SAQ 12495961 - 25,25)

 

 

P’tite vite de la semaine: direction le Roussillon

Du 14 au 26 avril prochain se tiendra dans la ville de Québec la quinzaine Québec Exquis. Cet événement annuel met en relation  des chefs de la Vieille Capitale avec des producteurs du terroir québécois. Une chance incroyable d’explorer les talents d’ici!

Pour sa cinquième édition, l’organisation a décidé d’aller plus loin. Elle vous fera également découvrir les vins du Roussillon. Pour plus d’informations, visitez  www.quebecexquis.com.

En attendant, voici une cuvée qui vous en mettra déjà plein les papilles.

Avec ses notes complexes de noix, de miel et d’amande grillée, le Côtes du Roussillon du Château Les Pins est une invitation à passer à table. Grâce à son assemblage sudiste mettant en scène la grenache, la Malvoisie et la Roussane, vous en apprécierez toute la richesse aromatique sur un pavé de saumon cuit au four. Ajoutez-y avant de servir des noix de pins grillées, une poêlée de champignons et un beurre noisette. Plaisir garanti!

France, Côtes du Roussillon 2011, Château les Pins                                                           (SAQ 10507340 – 22,80$)

Échantillon fourni par AOC & Cie