Bourgogne je m’ennuie.

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Je m’ennuie de la Bourgogne, de ces paysages magnifiques et de ces vignerons vrais .

 

Je m’ennuie de pouvoir dire que chaque gorgée me ramène à la terre, à l’expression du sol qui alimente les vignes.

 

Je m’ennuie de cette complexité qui nourrit l’esprit, de cette recherche d’authenticité qui se fou de la standardisation des goûts.

 

Je m’ennuie de ses légendes et de ses vérités. Là-bas, le solitaire ne se sent pas seul. En se promenant à travers les vignes, il entend des histoires, tantôt portées par le souffle d’un vent frais qui surgit d’une combe, tantôt dessinées par le soleil qui ajuste son crépuscule le long des coteaux.

 

Je m’ennuie de ces paroles franches, de cet accent bourrrrrguignon, de ces caves qui sentent bon le temps qui passe.

 

Je m’ennuie de cette joie de vivre et de la valeur du travail qui paraissent sur les visages et les mains de ceux qui façonnent la vigne.

 

À vous, vrais acteurs de la vigne et du vin, je lève mon verre. Je ne suis que le messager de mes souvenirs, m’autorisant tout au plus à partager mon bonheur des vins bourguignons à qui veut bien l’entendre.

 

France, Fixin 1er Cru Clos de la Perrière 2009, Domaine Joliet (SAQ 11642501 – 44,25$)