Hommage au Foodcamp Québec 2013

photo copie 2En entrant dans la salle de conférence du Château Laurier hier matin, l’effervescence culinaire était palpable. Déjà la veille, chacun y allait de son commentaire en vue de la préparation de cette deuxième édition du Foodcamp, rassemblement annuel des foodies.

Mais soyons clairs, le  Foodcamp ne s’adresse pas qu’aux foodies de ce monde. Je ne me considère d’ailleurs pas comme tel, bien que je prenne plaisir à cuisiner, bien manger et bien boire. Tout le monde y était bienvenu.

Mais revenons-en à la journée proprement dite. Dès 9h00, Stéphane Modat, récemment nommé chef des cuisine du Château Frontenac, ouvrait le bal. Décontracté et sympathique, il y est allé d’une préparation matinale: sphère de crème Devon, poudre de thé Earl Grey, chocolat Dulcey, accompagné d’un thé Earl Grey de la maison Camélia Sinensis. Un réveil matin tout en douceur et délicieusement aromatique.

La suite n’a été que gradation des saveurs avec Arnaud Marchand (Chez Boulay) et Dominique Jacques (Le 48) se donnant la réplique sur le thème du poulet. Une belle complicité flottait dans l’air pour ses deux participants de l’émission Les Chefs qui nous ont offert une présentation bien orchestrée mettant en scène les techniques traditionnelles et la technologie moderne.

photo copie 3

Pour son observation de la scène agroalimentaire, je lève mon chapeau à David Forbes, chef du restaurant Les Labours de l’hôtel la Ferme à Baie-St-Paul. Avec Pierre, le nom du Boeuf qui l’accompagnait, il a conquis et conscientisé l’auditoire sur la nécessité de diversifier son alimentation et de porter attention à la provenance des produits. En tant que sommelier, j’ai particulièrement apprécié son point de vue sur la notion de terroir: on en parle constamment dans le vin, mais quand vient le temps de choisir les ingrédients qui composeront notre assiette, la provenance semble ne plus faire partie des préoccupations.

photo copieMon coup de coeur gastronomique de la journée, je le décerne à Martin Juneau, du restaurant Pastaga à Montréal. Avec sa vision minimaliste de la transformation des ingrédients, il a cuisiné sur le thème de la peau! Un thon Albacor (que j’aurai très certainement du mal à retrouver, mais facilement interchangeable) et croustillant de peau de porc. Un wow salin pour le palais. Il ne me manquait à ce moment qu’un verre de Savennières pour entamer l’heure de l’apéritif.

Au retour de la pause, c’est Stéphanie Labelle de la pâtisserie Rhubarbe qui est venue nous séduire. Ses gâteaux étagés faisaient l’apologie du rectangle, forme qui limite au maximum les pertes. On était, à ce moment de la journée, dans du véritable food-porn, salivant au fur et à mesure qu’elle montait ses petits délices sucrés.

Pineau des Charentes, principal commanditaire de l’événement, nous a ensuite permis de découvrir cette boisson sous un autre jour. Deux mixologues étaient présents pour préparer et présenter trois cocktails, dont le Pineau Delicioso  qui sera servi quelques minutes plus tard pour clôturer la journée.

Enfin, pour sa deuxième participation, le dynamique Dany St Pierre (restaurant Auguste) s’est transformé en Hannibal Lecter, travaillant les abats du veau de grain. Langue, coeur et cervelle, rien de moins. Des morceaux méconnus, effrayants parfois, mais qui ont trouvés preneurs sans trop de problème dans l’auditoire.

photo copie 4

Comme quoi il n’y a pas juste dans le cochon que tout est bon. Il nous a appris à travailler différentes parties du veau, nous rappelant que la bête ne doit pas être sacrifiée uniquement pour ses parties dites nobles, le reste se retrouvant plus souvent qu’autrement transformé en nourriture pour chats!

Pour cette franche réussite, un immense bravo aux instigateurs-bénévoles de cette journée qui s’est terminée pour 40 d’entre nous par un souper au restaurant Le Patriarche, fier partenaire du Foodcamp. Guy Collin, propriétaire de l’établissement, avait pour l’occasion invité ses partenaires agro-alimentaires. Une attention fort appréciée par tout le monde.

À l’année prochaine!