Un vin de cipaille pour finir l’hiver

Hier soir, j’étais de passage chez un ami qui réunissait quelques collègues sommeliers pour «fêter» sont départ de Québec, lui qui repart pour la grande métropole.

Le bougre avait préparé pour l’occasion un cipaille, pardon, un ci-pâte, que dis-je, un cipâte, mais non où avais-je la tête, un six-pailles… Bref un plat divinement gourmand qui a su répandre son odeur dans  toute la maison. Un cipaille comme je n’en avais jamais mangé et dans lequel se retrouvaient de l’oie blanche, de l’orignal et d’autres viandes plus ou moins braconnées.

Un plat qui m’amène aujourd’hui à vous parler de la cuvée Contra de Randal Graham, un autre bon bougre, mais de la viticulture californienne. Un vin qui fera une formidable transition entre les plats hivernaux et les premiers barbecues du printemps que tout le monde attend. Le nez est à la fois épicé et racé, concentré sans aucune lourdeur. Il s’en suit une bouche pulpeuse, dotée de tanins charnus et savoureux, enrobés d’une matière généreusement fruitée. Du plaisir à l’état pur, assemblage de cépages rhodaniens bien agencés à une touche du roi de la Californie, le Zinfandel.

Bonne dégustation!

États-Unis, California, Contra 2010, Bonny Doon Vineyard (SAQ 11320587 – 23,40$)