Dégustation Bordelaise

Non, il n’est pas toujours nécessaire de casser sa tirelire pour déguster de grands vins.

Depuis quelques temps maintenant, il est possible de se faire une idée des vins avant de les acheter, ou juste pour se faire plaisir, grâce au système du «Wine bar» que propose la SAQ.

De passage à la succursale sélection du boulevard de L’Ormière cette semaine, j’ai donc pu tremper mes lèvres dans deux icônes du vin bordelais, et ce sans avoir à faire rougir mon cochon. Fait intéressant, dans le «Wine bar» ce jour là, outre un Château Angélus 2006 et un Château Latour 2001, se trouvaient un château Sénéjac 2009 ainsi qu’un Château Clarke 2006. Une bien belle façon de commencer une dégustation, car comme au restaurant, une mise en bouche est toujours agréable pour vous éveiller les papilles gustatives.

Retour sur cette dégustation Bordelaise:

Haut Médoc, Château Sénéjac 2009 (SAQ 11350145– 26,60$)

Un vin au nez relativement concentré sur des notes de fruits noirs et de graphite. En bouche, l’attaque est franche et les tanins charnus, portés par un alcool qui ne cache pas sa générosité. Ouvert depuis peu de temps au moment de la dégustation, ce Haut-Médoc ne souffrira certainement pas de plusieurs heures d’aération afin d’arrondir ses angles. Un vin taillé pour la garde à un prix plus que raisonnable pour cette qualité.

Listrac en Médoc, Château Clarke 2006 ( SAQ 10677550 – 33,75$)

Nez flatteur, laissant échapper des notes de fruits noirs et de chocolat qui s’harmonisent bien aux effluves délicatement boisées. En bouche, ce Listrac exprime une relative souplesse, très vite relevée par une acidité rafraîchissante et une structure tannique qui se durcit un peu en finale. Encore une fois, un passage en carafe de 30 min à 1 heure lui ferait certainement du bien.

Saint Émilion Grand Cru Classé, Château Angélus 2006 (SAQ 10865577 – 323,00$)

Un bijoux olfactif. Fines et complexes, les notes de petits fruits des bois (fraises et framboises) commencent à peine à s’estomper pour laisser place aux arômes de truffe, d’essences de bois noble, de café et de cacao. La bouche est soyeuse, bien équilibrée et sans lourdeur. Encore jeune, c’est ce que j’appellerais un vin de nez, qui mérite encore quelques années de garde avant de se dévoiler pleinement en bouche.

Pauillac, Château Latour 2001 (SAQ 10847037 – 895,00$)

Un grand Pauillac aux notes de cassis et de terre humide, qui entame doucement son changement de cap. Les arômes de sous-bois, de tabac et de cuir émergent tranquillement au nez, prenant une autre dimension en bouche et se dévoilent de manière plus marquée. Fondus, les tanins s’expriment avec sagesse dans un ensemble des plus réconfortant. Un vin entre deux âges bien loin d’entrer dans le troisième.